Portrait : un jeune ingénieur reconverti en épicier ambulant dessert les petits villages de Côte-d’Or

Florian Garzo était ingénieur avant de tout plaquer pour devenir épicier ambulant. Ce matin-là, il sert ses premiers clients dans un village d’une centaine d’habitants de Côte-d’Or. “Ça fait deux jours, mais j’ai l’impression d’avoir fait ça toute ma vie, je suis vraiment à l’aise, c’est l’idéal que je me faisais de cette épicerie ambulante, je me sens à ma place en fait”, lance-t-il. De la conception mécanique à la découpe du jambon persillé, il fallait oser. Les clients valident son choix "Ça dépanne les personnes âgées, ceux qui ne peuvent plus conduire, comment font-ils ?” demande un senior. “On fait quand même 70 kilomètres aller-retour pour aller en course, donc c’est très bien qu’il soit là”, sourit une cliente.Un manque de commerces de proximité Toute la semaine, il desservira 23 communes. Il a contacté les maires du secteur “pour savoir s' ils avaient envie ou le besoin d’avoir ce service dans leur commune”. Et l’accueil est chaleureux : “il est apparu qu’il y avait une grosse demande de commerces de proximité”, raconte Florian. L’épicier en herbe s’inscrit dans une démarche de circuit court. Il va chercher la plupart de ses produits chez des artisans et agriculteurs dans un rayon de 30 kilomètres autour de chez lui.