Portrait de la jeune fille en feu : Céline Sciamma et ses actrices embrasent la presse cannoise

[Url href='https://twitter.com/maxp26']Maximilien Pierrette (@maxp26)[/Url]
Quatrième long métrage de Céline Sciamma, "Portrait de la jeune fille en feu" est le premier présenté en Compétition à Cannes. Et il pourrait valoir un beau prix à la réalisatrice, si le jury est au diapason de la presse.

Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma - Compétition - Sortie le 18 septembre

DE QUOI ÇA PARLE ?

1770. Marianne est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Marianne va devoir la peindre en secret. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde.

QU'EN PENSE LA PRESSE ?

Renan Cros / CinemaTeaser : "Difficile de ne pas penser à Call Me By Your Name tant les deux films ont en commun cette même énergie romanesque, cette osmose du duo, la même précision du regard amoureux vécu comme une expérience des images. Si Guadagnino privilégiait le kitsch flamboyant des 80’s, Sciamma utilise la beauté picturale de l’art classique avec l’ombre d’Orphée et d’Eurydice, Vivaldi et la superbe composition de ses cadres qui mettent en valeurs les corps par un jeu de couleur dans l’espace (...) Cette émancipation c’est aussi celle d’une réalisatrice qui offre ici un récit profondément féminin, féministe pensé à raison comme un classique. Une histoire à (se) raconter pour l’éternité. Magnifique." - Lire la critique complète

Sophie Benamon / Première : "[Un] film incandescent sur le désir des femmes. On s'enflamme pour Adèle Haenel et Noémie Merlant (...) A travers ce portrait de la jeune fille en feu (jeu de mots sur la jeune fille en fleurs), Sciamma nous livre un autoportrait saisissant. Les cadres de la cinéaste n’ont jamais été aussi léchés ; l’époque lui va bien. Que ce soit avec les scènes de balades dans les dunes (qui n’ont font ostensiblement penser à du Jane Campion) ou les moments dans la cuisine, Céline Sciamma nous propose de véritables tableaux animés sur cette part de soi qu’il faut mettre dans une oeuvre (...) En révélant au monde la grâce que le cinéaste est le premier à voir, il perd d’un coup et son pouvoir et la relation singulière qu’il a pu bâtir. Céline Sciamma, elle, gagne en maturité." - Lire la critique complète

Karelle Fitoussi / Paris Match : "Comme Atlantique et Sibyl les deux autres entrées françaises féminines de la compétition, Portrait de la jeune-fille en feu clame haut et fort le droit des femmes à disposer de leur corps et de leur destin (...) Un grand film d'amour doublé d'un geste politique en forme de manifeste qui questionne la place des images dans nos vies et dit la nécessité de l'art et de la fiction pour transcender l'éphémère." - Lire la critique complète

Une liaison dangeureusement excellente (The Hollywood Reporter)

Véronique Cauhapé / Le Monde : "Un film dont le geste esthétique, qui marie classicisme, romantisme et modernité, s’impose autant que le propos qu’il conduit. À savoir, l’acte de création, la question des sentiments et ce que l’on est capable de se donner l’un à l’autre, l’émancipation des femmes et de l’artiste face aux règles et aux conventions (...) De cette mythologie au XVIIIe siècle, Portrait de la jeune fille en feu trace une ligne ininterrompue qui révèle ce qui se joue d’immuable dans l’acte créatif et l’histoire des sentiments. La fluidité et la précision de la mise en scène, la sensualité de l’image qui berce ce propos pourraient produire le même effet sur nous. Mais les accents de modernité que glisse dans son chant d’amour Céline Sciamma sont là pour nous tenir en éveil. Et nous rappeler que dans cette éternité un combat est toujours à mener, celui des femmes pour obtenir leur libre arbitre." - Lire la critique complète

Leslie Felperin / The Hollywood Reporter : "Une liaison dangereusement excellente (...) Sciamma devrait se tailler la part du lion des louanges pour ce film incroyable, mais les contributions du casting, surtout [Noémie] Merlant et [Adèle] Haenel, sont des facteurs énormes de sa réussite. Il y a une alchimie combustible, quasiment fissile, entre les deux, que l'on ne ressent pas uniquement dans les scènes d'amour mais dès ce moment spectaculaire où chacune découvre le visage de l'autre pour la première fois, à l'issue d'un superbe travelling. Aucun moment de Portrait de la jeune fille en feu n'est gâché, ce qui s'accorde avec cette histoire d'amantes qui n'ont pas un instant à perdre." - Lire la critique complète

Peter Debruge / Variety : "L'un des quatre longs métrages réalisés par des femmes présentés en Compétition au Festival de Cannes cette année, Portrait de la jeune fille en feu ose aborder directement les questions de représentation et de genre qui semblent avoir miné l’industrie cinématographique ces derniers temps, en élargissant son champ de vision au sujet de la féminité elle-même, à une époque documentée presqu'exclusivement par les hommes. Bien que cette romance lesbienne magnifique qui prend son temps fonctionne assez fortement en surface, on peut difficilement ignorer ce qui était aussi vrai à l'époque que ça ne l'est maintenant, à savoir que le monde semble différent quand il est vu à travers les yeux d’une femme." - Lire la critique complète

"Portrait de la jeune fille en feu" sortira le 18 septembre dans nos salles. Auréolé d'un prix cannois ?