PORTRAIT. Au cœur de la polémique sur l'"islamo-gauchisme", Frédérique Vidal fait toujours ses classes en politique

Clément Parrot
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"Honnêtement, on ne dort pas beaucoup en ce moment", lance un proche conseiller de Frédérique Vidal. Au ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, la semaine a été difficile. La ministre, peu connue du grand public jusqu'à présent, a provoqué un tollé en évoquant, dimanche 14 février sur CNews, l'"islamo-gauchisme" qui "gangrène", selon elle, "la société dans son ensemble" et l'université en particulier. Elle a persisté et signé mardi devant l'Assemblée nationale, confirmant avoir demandé une enquête du CNRS pour faire "un bilan de l'ensemble des recherches qui se déroulent dans notre pays" et distinguer "ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme et de l’opinion".

"Police de la pensée", "chasse aux sorcières"... La sortie a provoqué des condamnations en série dans le monde universitaire. "Je ne sais pas ce qui lui a pris. L'Elysée lui a fait comprendre qu'elle était plus proche de la sortie que de l'augmentation", confie une source gouvernementale à France Télévisions, évoquant "une erreur tactique". Pour faire oublier cette déroutante séquence, la ministre compte reprendre la main en début de semaine prochaine avec des annonces visant à améliorer le quotidien des étudiants touchés par les conséquences de la crise du Covid-19.

Remarquée à la tête de l'université de Nice

Née en 1964 à Monaco, Frédérique Vidal a mené une longue carrière universitaire avant de découvrir les couloirs ministériels. "En maîtrise (...)

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