A Portland, les esprits s'échauffent en attendant les résultats de l'élection présidentielle américaine

·2 min de lecture

Alors que de nombreux Etats clés n'ont pas fini leur dépouillement, des militants anti-Trump se sont rassemblés devant le tribunal fédéral de Portland. 

Des manifestants armés de fusils d'assaut ont brûlé des drapeaux américains et défilé, sans violence malgré la confusion post-électorale, dans les rues de Portland, dans le nord-ouest des Etats-Unis, dans la nuit de mardi à mercredi. L'enclave libérale située dans l'Oregon craignait des affrontements armés après des mois de manifestations tendues entre activistes d'extrême gauche, miliciens d'extrême droite et police fédérale.

Après la proclamation de sa réélection par le président sortant Donald Trump face au démocrate Joe Biden, alors que des Etats clés n'ont pas fini leur dépouillement, des militants se sont rassemblés devant le tribunal fédéral de Portland, l'épicentre des manifestations antiracistes très tendues ayant émaillé l'été.

"Nous n'aimons aucun des candidats - j'ai honteusement voté pour Biden - mais si Trump en reprend pour quatre ans, les gens vont devenir fous furieux", a déclaré un jeune protestataire, alors que deux drapeaux américains brûlaient devant le bâtiment.

Des slogans anti-Trump

Beaucoup scandaient des slogans anti-Trump et contre le maire de Portland, Ted Wheeler, réélu mardi, tandis que d'autres dansaient sur du hip hop joué très fort. Le FBI a prévenu du risque d'affrontements armés lié à l'élection présidentielle, mais aucune activité de groupes d'extrême droite n'était visible.

Aux premières heures de mercredi, la police ne s'était pas opposée aux manifestants.

La soirée avait commencé par une marche pacifique de trois heures rassemblant 400 personnes dans le cadre du mouvement "Black Lives Matter" contre le racisme et les violences policières, avec à sa tête une demi-douzaine de personnes équipées de fusils d'assaut, de couteaux et d'un fusil.

Les manifestants s'échangeaient les dernières(...)


Lire la suite sur Paris Match