La porte-parole d’un festival à Montréal « cancellée »

Drapeau canadien flottant devant l'immeuble orné de photgraphies des légendes du jazz durant le Festival de jazz de Montréal,  le 2 juillet 2018.
Drapeau canadien flottant devant l'immeuble orné de photgraphies des légendes du jazz durant le Festival de jazz de Montréal, le 2 juillet 2018.

La 36e édition du festival Nuits d'Afrique de Montréal avec ses 500 artistes provenant d'une trentaine de pays n'a plus de porte-parole. Aussitôt le nom de la talentueuse percussionniste Mélissa Lavergne fut-il dévoilé que les attaques ignobles ont fusé contre elle pour l'éjecter de cette fonction – honorifique – qu'elle a dû abandonner pratiquement sur-le-champ dans l'indifférence quasi générale du monde culturel et artistique. Le courage se fait si rare dans ce milieu-là ! Les détracteurs de l'éphémère porte-parole lui reprochent sa couleur de peau… Car Mélissa Lavergne est « blanche » ! Et alors quoi ? Est-ce une raison pour lui montrer la porte ?

L'événement de renommée internationale qui a accueilli de grands noms du patrimoine musical africain, caribéen, antillais et latino-américain tels Emel Mathlouthi, Angélique Kidjo, cheb Khaled ou Manu Dibango vient de vivre un triste épisode de la « cancel culture » et sa porte-parole partage désormais le même sort que celui réservé à l'enfant prodige du théâtre et du cinéma, Robert Lepage, ainsi qu'à la chanteuse Betty Bonifassi, à la voix aussi chaude que bouleversante, lors du Festival international de jazz de Montréal en 2018. Certains obsédés de la « race » font tout pour réduire notre société à une minable palette de couleurs. Nous sommes traités comme des pions : noirs ou blancs. C'est selon. Sommes-nous dans un film de Charlot sans Charlot ?

Cabales racialistes

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