Covid-19: le port du double masque encouragé par les autorités sanitaires américaines

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Si Donald Trump ne portait pas de masque à la Maison Blanche, son successeur Joe Biden en porte deux. Sa vice-présidente Kamala Harris aussi. La pratique fait des émules chez les stars comme les anonymes, sans qu'une étude fiable ne vienne encore la valider ou préciser les combinaisons de matière vraiment efficaces. C'est désormais chose faite.

Avec un masque chirurgical, recouvert d'un masque en tissus, 92,5% des gouttelettes dispersés par une toux sont bloquées. Alors que lorsqu'ils sont portés seuls, ces masques n'arrêtent que moins de la moitié des aérosols. C'est ce qu'il ressort des résultats de l'étude des Centres américains de prévention et de lutte contre les maladies publiés ce mercredi 10 février. Une autre expérience montre que si un individu porte deux masques et rencontre une personne infectée qui n'en porte pas, il sera protégé à 83%.

Le double masque c'est un double filtre mais aussi une protection plus ajustée. Le problème du masque chirurgical utilisé seul, c'est qu'il n'épouse pas forcément la forme du visage. Il peut avoir tendance à bailler sur les côtés et laisser passer de l'air contaminé.

Les autorités sanitaires américaines précisent que si les élastiques des masques chirurgicaux sont noués de façon à mieux les plaquer aux joues, alors leur efficacité grimpe déjà à plus de 64%.

En France, le port du double masque n'est pas encore recommandé. Au contraire. L'Afnor, l'organisme d'homologation des masques, estime que la respiration peut être gênée, lors d'une discussion ou d'une marche rapide et donc la tentation de retirer ces protections, très grande. Il recommande davantage le port d'un masque confortable pour une utilisation plus régulière.