Pornographie : jeunesse en danger (LCP-Public Sénat) Anne-Marie Avouac : "Je ne soupçonnais pas l’ampleur des dégâts"

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Vous avez travaillé sur l’impact de la pornographie chez les adolescents : quel est votre constat ?

Anne-Marie Avouac : Je ne soupçonnais pas l’ampleur des dégâts. Après deux ans d’enquête, j’ai pu me rendre compte de la banalisation affolante de l’acte sexuel auprès des jeunes, ainsi que du nombre de drames que cela engendrait : harcèlement, suicides, déviations… J’ai rencontré une procureure, à Lille, qui m’a confié qu’elle avait eu des cas de mineures offrant leurs faveurs pour une paire de baskets. Les gamines n’avaient même pas conscience qu’il s’agissait de prostitution !

Vous avez suivi la brigade de protection de la délinquance juvénile, interviewé des mineurs ainsi que des parents. A-t-il été facile d’obtenir les autorisations ?

Tout a été difficile, excepté les interviews d’ados, qui parlent assez librement. Le plus compliqué a été de filmer à l’intérieur de la gendarmerie et des écoles. Quant aux parents des victimes, ils tenaient à témoigner de leur expérience pour alerter les autres familles.

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