Rapport du Sénat sur la pornographie : comment contrôler l'accès aux mineurs ?

© GABRIEL BOUYS / AFP

"Violences systémiques", femmes "exploitées", mineurs trop facilement exposés à des contenus traumatisants: le gouvernement doit mener la charge contre les dérives de l'industrie du porno, plaident les autrices d'un rapport sénatorial dévoilé mardi.

La lutte contre ces violences doit devenir une "priorité de politique publique et pénale", plaident les quatre sénatrices Annick Billon (UDI), Alexandra Borchio Fontimp (LR), Laurence Cohen (PCF) et Laurence Rossignol (PS) dans ce rapport intitulé "Porno: l'enfer du décor", et adopté par la délégation aux droits des femmes du Sénat .

Depuis l'apparition, au milieu des années 2000, des grandes plateformes internet comme Pornhub ou Xvideos, la diffusion du porno est devenue massive, ce qui a "contribué à la recrudescence de contenus de plus en plus +trash+ et violents, sans aucun contrôle ni considération pour les conditions dans lesquelles ces contenus sont produits", dénoncent les autrices.

Entre 3.000 et 5.000 euros pour supprimer une vidéo

"Les producteurs ne craignent pas d'exploiter la vulnérabilité économique et psychologique de femmes jeunes, voire très jeunes, et de réaliser des tournages dans des conditions déplorables", ajoutent-elles. Face à des productions "qui atteignent le paroxysme de la violence", la société doit réagir en renforçant la répression pénale contre les responsables de cette industrie, en "favorisant l'émergence de plaintes des victimes", et en imposant aux plateformes de supprimer gratuitement les vidé...


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