"La population nous fait des dons" : en grève générale depuis le 23 juillet, le CHU de Guadeloupe est à bout

Guillemette Jeannot

"Je suis arrivée aux urgences à 23 heures. J'ai pu voir un médecin, le seul je pense, à 4 h 35." Arrivée en ambulance au CHU de Pointe-à-Pitre, après une allergie aux écrevisses dans la soirée du 27 juillet, Coco, 20 ans, se souvient avoir été soignée par un personnel hospitalier "fatigué" et un médecin "à bout". "Il a utilisé la lampe de son téléphone pour voir ma gorge. Et pour prendre mon cachet, il m’a donné de l’eau dans un tube s’excusant de ne pas avoir de gobelet à me proposer", raconte Coco à franceinfo. Placardées sur les murs du couloir de l'hôpital, les affichettes déplorant des "urgences en souffrance" ne lui ont pas échappé.

En grève générale depuis le 23 juillet, et même depuis le 10 juillet aux urgences et à la maternité, les employés de l'unique CHU de Guadeloupe ne cessent de dénoncer des conditions de travail et de soins compliquées. Et peuvent compter sur le soutien des Guadeloupéens : plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de Pointe-à-Pitre jeudi 1er août, et une nouvelle mobilisation est attendue pour le 13 août. La situation critique au CHU perdure depuis l'important incendie du 28 novembre 2017, qui a ravagé les services des urgences et la maternité, et peine à être résolue, laissant le personnel soignant livré à lui-même.

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