La population carcérale française poursuit sa hausse au mois de mai

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Avec 66 591 détenus au 1er juin, contre 65 384 prisonniers début mai, la population des prisons reste trop importante. La densité carcérale française est de 109,5%.

Le nombre de personnes incarcérées dans les prisons françaises a de nouveau augmenté en mai, pour s'établir à 66.591 détenus au 1er juin, selon les données statistiques du ministère de la Justice.

Au 1er juin 2021, on comptait 66.591 détenus, pour 60.794 places opérationnelles, contre 65.384 prisonniers le mois précédent, soit une hausse de 1,8% en un mois. En un an, la population carcérale a augmenté de 14,6%.

La densité carcérale dans les 188 établissements pénitentiaires de France métropolitaine et d'outre-mer s'établit à 109,5% contre 108% au 1er mai et 107% en avril.

Elle est de 128,6% dans les maisons d'arrêt, où sont incarcérés les détenus en attente de jugement et ceux condamnés à de courtes peines. La densité carcérale atteint même 210,3% à La Roche-sur-Yon ou 200% à Tarbes.

Des matelas posés au sol

Au 1er juin, 908 détenus étaient contraints de se contenter d'un matelas posé au sol. Parmi les personnes incarcérées, 28,8% (soit 19.168) sont des prévenus détenus dans l'attente de leur jugement.

Le nombre de détenus mineurs est en très légère augmentation (+0,1%), avec 779 au 1er juin contre 776 il y a un mois. Ils représentent 1,2% de la population carcérale totale. La part des femmes détenues (3,3%) reste aussi stable.

Au total, 82.000 personnes étaient placées sous écrou au 1er juin, dont 15.409 non détenues et faisant l'objet d'un placement sous surveillance électronique (14.701) ou d'un placement à l'extérieur (708).

La surpopulation carcérale est régulièrement épinglée.

Une baisse passagère de la population carcérale lors de l'épidémie

En janvier 2020, la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) avait ainsi condamné la France pour les conditions de détention dans les prisons surpeuplées, recommandant de prendre des mesures face à ce "problème structurel".

L'épidémie de coronavirus avait fait drastiquement chuter la population carcérale: en raison d'entrées moindres en détention et de mesures de libérations anticipées, le taux d'occupation moyen des prisons était passé au printemps 2020 sous le seuil des 100%.

Mais depuis septembre 2020, et la reprise à plein régime de l'activité judiciaire, le nombre de détenus ne cesse de grimper.

Article original publié sur BFMTV.com

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