Ponsot du terroir*

Par Jacques Dupont
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Ponsot morey-saint-denis
Ponsot morey-saint-denis

On a beaucoup parlé du domaine Ponsot il y a une douzaine d'années. Surtout aux États-Unis mais aussi en France et dans l'univers international des amateurs de grands vins. Il est à l'origine de l'arrestation d'un des plus astucieux faussaires, une sorte de Monsieur Ripley version grands vins vieux.

En 2008, Laurent Ponsot, qui dirige alors ce prestigieux domaine bourguignon sis à Morey-Saint-Denis, apprend par un coup de fil d'un de ses correspondants aux États-Unis qu'un lot « bizarre » de ses vins est proposé aux enchères. Il s'agit de grands crus (de morey-saint-denis) : des clos saint-denis, des millésimes entre 1945 et 1971. Or, le domaine Ponsot ne commercialise ses clos-saint-denis que depuis 1982.

27 000 étiquettes

Autre anomalie de taille, figure dans ce lot un autre grand cru, le clos-de-la-roche 1929, « mis en bouteille au domaine ». Là encore fourvoiement, le domaine a commencé de commercialiser ce vin sous le nom clos-de-la-roche avec le millésime 1934. Laurent Ponsot se rend immédiatement aux États-Unis et fait retirer de la vente le lot concerné.

Le FBI, qui avait déjà jeté un ?il soupçonneux sur les activités d'un certain Rudy Kurniawan, de son vrai nom Zheng Wang Huang, ouvre une enquête, perquisitionne et découvre un véritable atelier de faussaires où attendent 27 000 étiquettes et tout un matériel qui permet la « fabrication » de vieux grands crus. Rudy poussait la conscience professionnelle jusqu'à récupérer le dépôt au fond des bouteilles [...] Lire la suite