Pompiers-Samu : notre enquête sur une guerre secrète

Un virus nouveau assaille la Chine, menaçant la planète, et voilà le moral de l'urgentiste au beau fixe. Ce vendredi 31 janvier, Pierre Carli, chef du Samu de Paris, loue une gestion "optimale" de la crise par le 15, ligne consacrée à la santé : du tact pour "­rassurer au téléphone les personnes inquiètes", un hôpital rodé à la prise en charge d'éventuels malades. Mais il suffit de l'interroger sur celle, bien moins harmonieuse, de la tuerie à la préfecture de police (PP) pour voir son regard s'assombrir.

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Ces derniers mois, ils sont pourtant quelques-uns à avoir entendu Carli raconter, "fou de rage", un énième épisode de la guerre fratricide et secrète qui oppose les pompiers et le Samu. Le jeudi 3 octobre en début d'après-midi, sur l'île de la Cité, l'informaticien Mickaël ­Harpon tue quatre de ses collègues de la PP à coups de couteau et en blesse une autre. Quelques minutes plus tard, les pompiers stationnés à la caserne de Ménilmontant (à 3 ­kilomètres) et à celle de ­Champerret (à 6 kilomètres) arrivent toutes sirènes hurlantes sur les lieux de la tragédie, mais pas une blouse blanche à l'horizon.

Une querelle franco-française ­opposant "les rouges et les blancs"

Une équipe du service mobile d'urgence et de réanimation (Smur), prête à intervenir en cas de catastrophe au cœur d'une capitale ­embouteillée, est pourtant cantonnée à l'hôpital de l'Hôtel-Dieu, à une rue de là. Les policiers on...


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