Pologne-Biélorussie : malgré la pression, les habitants se mobilisent pour aider les migrants

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Une crise qui n'en finit pas à cinq heures d'avion de Paris, à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Cette dernière refuse toujours d'accueillir des migrants, au grand dam de certains de ses habitants. Au moindre appel relayé par les associations, Paulina prend désormais son matériel médical, puis part à la recherche des migrants blessés. "Ils sont souvent battus, de plus en plus, et de plus en plus brutalement", décrit-elle. "Il fait de plus en plus froid. Je ne veux pas qu'ils meurent dans mon pays. Je me sens responsable", soupire-t-elle, visiblement émue.

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Des migrants en errance dans la forêt

La bénévole est loin d'être la seule à être embarrassée par les décisions de son pays. "J'ai honte", lâche aussi Sébastian, un colosse au sourire doux qui écrase ses yeux pour retenir les larmes. "Il y avait des enfants", se rappelle-t-il en évoquant la famille kurde venue toquer à la porte de son auberge un soir d'octobre. "Ils ont passé six ou sept jours dans la forêt. Les températures descendaient même en dessous de zéro." Depuis, il part presque tous les deux jours en forêt. Dans un sac, il prend de quoi manger, boire et charger des portables, indispensables pour que les migrants puissent se repérer.

"À partir du moment où vous avez conscience que ces gens sont quelque part autour de vous, vous ne pouvez pas faire autrement que de les aider", assure Sébastian. Mais la pression augmente ...


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