Pollution : quand des truites sauvages deviennent accros à la méthamphétamine

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Une étude menée par des chercheurs tchèques révèle que la pollution des cours d'eau douce avec de la méthamphétamine peut rendre des truites sauvages accros à la drogue.

La méthamphétamine n'est pas uniquement un problème de santé publique. Son infiltration dans les cours d'eau douce conduit des poissons sauvages à devenir accros, ont remarqué des chercheurs tchèques.

La méthamphétamine : une importante menace sanitaire

"Les utilisateurs de drogues illicites les introduisent indirectement dans les eaux de surface après leur excrétion dans les eaux usées et les rejets des stations d'épuration, car ces systèmes n'ont pas été conçus pour traiter une telle contamination", expliquent les biologistes dans une nouvelle étude publiée le 6 juillet 2021 dans la revue . D'autres produits, tels que des médicaments, peuvent contaminer les eaux, conduisant à une perturbation profonde des écosystèmes. Les animaux aquatiques qui s'y trouvent peuvent voir leur physiologie et leur comportement se modifier. Au milieu de tous ces produits, légaux et illégaux, la méthamphétamine surnage. L'addiction à celle-ci est considérée comme l'une des plus importantes menaces sanitaires. Les traces de sa consommation se retrouvent dans les eaux du monde entier. "La méthamphétamine a déjà été observée dans les eaux de surface de la République tchèque à un niveau de centaines de nanogrammes par litre", rapportent les auteurs de cette nouvelle étude. Dans celle-ci, les biologistes ont tenté de savoir si des poissons exposés à des concentrations environnementales réalistes de méthamphétamine montraient des signes d'addiction. Ils ont pour cela utilisé des truites communes (Salmo trutta).

Des truites devenues toxicomanes

Soixante poissons ont été placés dans un bassin et exposés à une concentration de méthamphétamine que les chercheurs ont jugé pertinente : un microgramme par litre, durant huit semaines. "Une concentration d'un microgramme par litre a été sélectionnée comme niveau intermédiaire de traitement à la méthamphétamine entre les niveaux faibles (des dizaines ou des centaines de nanogrammes par litre) et élevés (25 microgrammes par litre) relevés dans les eaux[...]

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