La pollution sonore stresse les arbres

ETX Daily Up
·2 min de lecture

Écoutez l'article :

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Futura · Les arbres souffrent de la pollution sonore

Industrie, construction de routes ou de bâtiments... Non seulement le bruit nuit aux arbres et à la diversité des plantes, mais son impact négatif peut durer bien après le retour du silence. La pollution sonore liée aux activités humaines a largement augmenté depuis le milieu du siècle dernier, une situation qui a poussé les biologistes à se pencher sur son impact sur la faune et la flore. De précédentes études ont déjà examiné les effets à court terme du bruit — qui chasse les pollinisateurs tels que les insectes — sur les arbres, mais peu de chercheurs ont enquêté sur les impacts à long terme. Des scientifiques américains ont étudié des arbres exposés pendant 15 ans à un niveau élevé de bruit artificiel, au Nouveau-Mexique.

Le chant de ces oiseaux a changé pendant le confinement

Selon l'étude publiée mercredi dans Proceedings of the Royal Society B, ils ont découvert une réduction de 75 % de jeunes pousses de pins à pignon dans les zones bruyantes par rapport aux zones plus calmes. Ils ont ensuite examiné les zones où la pollution sonore avait disparu pour voir quelle était la réaction des arbres, partant de l'hypothèse que ces populations (genévriers et pins à pignons) allaient se remettre rapidement, dès que les geais qui dispersent les graines reviendraient sur la parcelle redevenue silencieuse.

 Non seulement le bruit nuit aux arbres et à la diversité des plantes, mais son impact négatif peut durer bien après le retour du silence. © Kletr, Shutterstock
Non seulement le bruit nuit aux arbres et à la diversité des plantes, mais son impact négatif peut durer bien après le retour du silence. © Kletr, Shutterstock

La pollution sonore a des effets durables sur la biodiversité

Mais, à l'inverse, ils ont observé un déclin à long terme du nombre de nouvelles pousses, les oiseaux refusant de revenir sur ces sites. « Les effets de la pollution sonore provoquée par l'Homme s'infiltrent dans la structure de ces communautés forestières, a commenté Clint Francis, biologiste à l'université polytechnique de Californie, coauteur de l'étude. Ce que nous constatons,...

> Lire la suite sur Futura

À lire aussi sur Futura