Pollution, risques sanitaires... L’interdiction de la publicité numérique dans l’espace public fait débat

Blavignat, Yohan
Photo prise le 11 mars 2009 dans le métro parisien d’un écran géant équipé de capteurs de mouvements et de connexion Bluetooth. / CAROLINE VENTEZOU/AFP

ENQUÊTE - Alors que les panneaux numériques se multiplient dans les gares et métros des métropoles françaises, plusieurs voix s’élèvent pour octroyer aux maires le pouvoir de les interdire. Une proposition approuvée par une grande partie des candidats aux élections municipales à Paris.

Dans les grandes métropoles françaises, la nuit n’est jamais d’un noir absolu. Outre les vitrines éclairées et l’éclairage public, de nombreux écrans publicitaires ont fleuri ces dernières années derrière les vitrines des enseignes, dans les gares ou encore dans les recoins du métro. À l’approche des élections municipales de mars prochain, ces publicités numériques pourraient s’inscrire dans le débat politique des grandes villes. Si certains candidats ne souhaitent pas se prononcer sur une potentielle interdiction, d’autres dénoncent une «pollution inutile».

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C’est notamment le cas de la députée des Deux-Sèvres et ancienne ministre de l’Environnement, Delphine Batho, qui a déposé une proposition de loi devant l’Assemblée nationale le 5 février pour interdire ces écrans publicitaires dans l’espace public. «L’objectif est d’en finir avec cette aberration qui entraîne une consommation énergétique inutile en ces temps marqués par le changement climatique, mais c’est aussi lié à un impératif de santé publique», affirme-t-elle au Figaro. «Les études se succèdent pour prouver qu’en dessous de 6 ans, les enfants ne doivent pas être exposés aux écrans, mais là on installe des panneaux publicitaires partout dans l’espace public. Or, on ne peut pas contrôler l’âge des personnes qui passent devant ces écrans chaque jour», insiste-t-elle.

La députée justifie cette interdiction par la consommation énergétique excessive que ces écrans publicitaires engendrent. «Un panneau numérique de deux mètres carrés consomme 7000 KWH/an, ce qui équivaut à la consommation annuelle d’un foyer avec un enfant», indique-t-elle. Par (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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