Pollution des océans : chaque humain "pesait" 800 grammes de plastique en 1950, c'est 50 kilos aujourd'hui

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La recherche scientifique sur les impacts des microplastiques et des nanomatériaux dans les océans bute sur des obstacles majeurs. Les matériaux sont très divers et leur dégradation dans l’environnement va durer des centaines d’années.

La recherche scientifique sur les impacts des microplastiques et des nanomatériaux dans les océans bute sur des obstacles majeurs. Les matériaux sont très divers et leur dégradation dans l’environnement va durer des centaines d’années. Le constat effectué le 20 mai 2021 par les scientifiques réunis par et l’Agence nationale de recherche (ANR) est plutôt angoissant. Des milliers de tonnes de matières de quelques microns et de microplastiques sont déversés tous les ans dans l’environnement sans qu’on connaisse leurs effets sur la santé humaine, la flore et la faune terrestre et marine, les chaînes alimentaires. "A cette taille, les propriétés physiques et chimiques changent si bien qu’on entre vraiment en terre inconnue", avoue Roger Genet, directeur général de l’Anses.

Les volumes en jeu sont considérables. En France seulement, 400.000 tonnes de nanomatériaux sont produits et importés tous les ans avec deux produits phares, le dioxyde de silice (SiO2) et le dioxyde de titane (TiO2). Ils entrent dans la composition de milliers d’objets, des chaussettes aux raquettes de tennis en passant par les peintures, colles, pansements, cosmétique, etc. En moins de 20 ans, ils ont envahi la vie quotidienne sans que le consommateur n’ait conscience de ces particules d’un diamètre inférieur à la taille d’un cheveu. Ces matières se séparent des objets où ils sont apposés lors de leurs usages et entrent dans l’air et l’eau sans que l’utilisateur s’en aperçoive.

Aujourd'hui chaque humain "pèse" 50 kilos de plastique

Les microplastiques sont issus eux soit de la dégradation de gros déchets, soit de produits particuliers comme la cosmétique (le gommage de la peau par exemple) ou bien de rejets de granulés des usines de fabrication de la matière première sous forme de microbilles. "Avec 400 millions de tonnes par an, le plastique est le troisième matériau derrière le ciment et l’acier, rappelle Angèle Préville, sénatrice et vice-présidente de et auteur d’un sur le sujet en décembre 20[...]

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