Pollution dans le métro parisien : "On a des seuils astronomiques, ce qu'on pourrait trouver à Pékin ou à New Delhi", dénonce le président de l'association Respire

franceinfo
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L'association Respire n'exclut pas d'aller en justice contre la RATP. L'association dévoile mercredi 27 janvier une étude qui démontre que le niveau de pollution aux particules très fines est "préoccupant", avec parfois des pics qui dépassent de beaucoup les seuils d’alerte. "La RATP teste quelques systèmes mais les progrès sont infinitésimaux, beaucoup trop lents au regard de l'enjeu qui est la santé de millions de personnes", déclare sur franceinfo Olivier Blond, président de Respire.

franceinfo : votre étude indique que RATP ne fait pas assez pour améliorer la qualité de l'air dans les stations ?

Olivier Blond : Très exactement. Ça veut dire que aujourd'hui, dans de nombreuses stations de métro, on est à des niveaux de pollution qui correspondent à des pics de pollution en air extérieur : on dépasse les 50, 60 et 80 microgrammes par mètre cube. C'est très préoccupant, ça n'évolue pas et donc on se retourne vers la RATP, on leur demande d'agir depuis longtemps mais rien ne se passe.

Pourtant, la RATP dit que des données sont consultables en temps réel depuis 2018, dans trois stations représentatives, à savoir Franklin-Roosevelt sur la ligne 1, Châtelet sur 4, Auber sur le RER. Cela ne suffit toujours pas ?

Le problème, c'est que ces mesures sont assez fausses. On a utilisé des capteurs très précis du CNRS qu'on a placé au pied de ces stations de mesure de la RATP, et on a été (...)

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