La pollution lumineuse est dévastatrice pour la faune et la flore

Nathalie Mayer, Journaliste
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Chaque année, les États-Unis dépensent quelque trois milliards de dollars pour l’éclairage de nuit. Une somme qui pourrait être largement réduite dans le contexte d’une transition vers une société plus économe en énergie. Qui devrait même être réduite, indiquent aujourd’hui des chercheurs de l’université d’Exeter (Royaume-Uni). S’appuyant sur plus de 100 études, ils concluent en effet à des impacts « généralisés » de la pollution lumineuse sur la faune comme sur la flore. Des impacts semblables à ceux du réchauffement climatique.

« Les effets sont aussi divers que répandus », signale Kevin Gaston, chercheur à l’université d’Exeter dans un communiqué. Une exposition à un éclairage artificiel la nuit réduit par exemple, les niveaux de mélatonine — une hormone qui régule les cycles du sommeil — chez toutes les espèces étudiées. Et d’autres hormones sont également concernées. Tout comme le moment de l’activité quotidienne chez les espèces diurnes, la durée de l’activité chez les espèces nocturnes ou encore les traits de « cycle de vie » tels que le nombre de descendants. Le tout sans que la lumière artificielle en question ait besoin d’être puissante.

La lumière artificielle, une pollution comme les autres

Même si tout comme le réchauffement climatique, la pollution lumineuse semble profiter à certaines espèces en certains endroits, « tous les deux sont impulsés par les Hommes et perturbent énormément la nature », remarque Kevin Gaston.

« Il serait ridicule de demander à éteindre les lumières du monde, mais nous devrions désormais considérer la lumière artificielle comme n’importe quel autre polluant. Et ne l’utiliser que là où nous en avons...

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