Pollution liée aux mégots : le grand oral des industriels du tabac

Libération.fr
A Paris, c'est désormais 68 euros le mégot au sol.

Les industriels sont convoqués, jeudi 14 juin, au ministère de la Transition écologique pour faire part de leurs engagements afin de lutter contre la pollution causée par les mégots.

Après le plastique, le ministère de la Transition écologique s’attaque aux mégots. Jeudi 14 juin, Brune Poirson, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, a convoqué les industriels du tabac afin qu’ils fassent individuellement des «propositions claires d’engagements volontaires pour lutter contre ces nuisances». On estime en effet que 30 milliards de mégots seraient jetés chaque année en France. Ils jonchent le sol à l’entrée des hôpitaux, des gares ou des immeubles de bureaux, mais aussi les parcs et plages. En effet, 40 % des mégots seraient laissés dans la nature. Et pour les collectivités, le ramassage représente un coût conséquent.

Une question «urgente»

Contenant arômes, métaux lourds, composés toxiques (comme la nicotine) et polluants issus de la combustion, les mégots ont du mal à être dégradés par la nature. En moyenne, deux années sont nécessaires pour que disparaisse un mégot laissé par terre, jusqu’à une dizaine dans certains cas. Pendant ce temps, les eaux de ruissellement, comme les pluies, favorisent le transport des polluants dans les cours d’eau et les sols ; un seul mégot suffisant à polluer 500 litres d’eau. Pour la secrétaire d'Etat, il était donc devenu «urgent que les pouvoirs publics se saisissent de la question», intégrant cette consultation aux 50 mesures pour une économie 100 % circulaire, publiées en avril dernier.

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Dans un entretien au Parisien, Brune Poirson a pointé la «responsabilité élargie du producteur» qui oblige les industriels à prendre en compte la pollution induite par leurs produits, ce qui se fait déjà pour d’autres industries. «Aujourd’hui, c’est l’environnement qui trinque et ce sont d’abord les contribuables qui paient pour le balayage des mégots à travers leurs impôts (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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