Pollution de l'air : l’OMS revoit (enfin !) ses recommandations dans l'espoir d'éviter des millions de morts

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Pour la première fois depuis 2005, l'Organisation mondiale de la Santé a fixé de nouvelles limites pour les polluants présents dans l'air, à l'origine de sept millions de décès prématurés chaque année. Si ces nouvelles recommandations sont suivies, l'OMS estime que 80 % de ces morts pourraient être évités.

La pollution atmosphérique est un facteur de risque élevé de cancer du sein

« L'exposition à la pollution atmosphérique entraîne sept millions de décès prématurés et la perte de millions d'années de vie en bonne santé chaque année », révèle l'OMS dans un communiqué. Seize ans après ses dernières lignes directrices sur la pollution atmosphérique, l'Organisation mondiale de la Santé dévoile ses nouvelles recommandations. Si ces lignes directrices ne sont pas juridiquement contraignantes pour les États, elles ont pour vocation d'aider les décideurs politiques dans leur choix.

L'OMS a abaissé les seuils de référence des principaux polluants atmosphériques que sont les particules en suspension, l'ozone, le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre et le monoxyde de carbone. Selon l'organisme, leur réduction améliorera la qualité de l'air tout en « atténuant les changements climatiques mondiaux ».

L'OMS estime que 80 % des décès liés à la pollution de l'air pourraient être évités. © Hung_Chung_Chih, Getty Images
L'OMS estime que 80 % des décès liés à la pollution de l'air pourraient être évités. © Hung_Chung_Chih, Getty Images

La pollution de l'air, une menace pour tous les pays

Les particules d'un diamètre égal ou inférieur à 10 et 2,5 microns (μm), aussi nommés (PM₁₀ et PM₂.₅) peuvent pénétrer dans les poumons. Les plus petites d'entre elles, les PM₂.₅ ont majoritairement un effet sur les systèmes respiratoires et cardiovasculaires car elles peuvent entrer dans la circulation sanguine.

Selon l'OMS, en 2019, « plus de 90 % de la population mondiale vivait dans des régions où les concentrations dépassaient les seuils de référence par l'OMS en 2005 concernant l'exposition prolongée aux PM₂.₅ ». Une situation alarmante pour le Dr Tedros Adhanom, directeur général de l'Organisation mondiale de...

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