La pollution de l’air serait responsable de 15 % des décès du Covid-19

Nathalie Mayer, Journaliste
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En mars dernier, des chercheurs allemands nous apprenaient que la pollution de l’air menace peut-être plus notre santé qu’on ne l’imagine. En moyenne, dans le monde, elle réduit l’espérance de vie de trois années. En 2015, elle a ainsi causé quelque 8,8 millions de morts prématurées !

Toujours en mars dernier, le coronavirus, responsable de la pandémie de Covid-19, s’échappait tout juste de Chine pour envahir bientôt l’Europe et le reste du monde. Rapidement, des travaux ont montré que la pollution atmosphérique aide à transporter ce coronavirus. Pire, elle semble fragiliser les personnes vulnérables et aggraver les symptômes.

La pollution de l’air est le fléau qui réduit le plus l’espérance de vie dans le monde

C’est ce que confirme pour la première fois aujourd’hui une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Institut Max Planck (Allemagne). Environ 15 % des décès dus au Covid-19 dans le monde — 19 % en Europe et même 27 % en Asie de l’Est — pourraient être attribués à une exposition à long terme à la pollution de l’air.

Mais, pour éviter toute méprise, les chercheurs précisent bien, dans un communiqué de la Société européenne de Cardiologie, que ces chiffres correspondent à « la fraction de décès dus au Covid-19 qui pourrait être évitée si la population était exposée à des niveaux de pollution atmosphérique inférieurs, sans combustibles fossiles ou autres émissions anthropiques ». Pas de relation directe de cause à effet, donc — même si cela n’est pas exclu —, mais une « aggravation des autres problèmes de santé qui pourraient entraîner des conséquences mortelles de l’infection virale ».

Sur la carte du haut, les pourcentages de morts du Covid-19 liées à la pollution de l’air (particules fines PM 2,5) en général. Sur la carte du bas, ceux liés à l’utilisation d’énergies fossiles. © European Heart Journal
Sur la carte du haut, les pourcentages de morts du Covid-19 liées à la pollution de l’air (particules fines PM 2,5) en général. Sur la carte du bas, ceux liés à l’utilisation d’énergies fossiles. © European Heart Journal

Coronavirus et pollution, une alliance mortelle

À la base de ces résultats, des données épidémiologiques mises en regard de données météorologiques et de...

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