La pollution de l’air, en cause dans 15% des décès de la Covid-19

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En Europe, la proportion des décès dus à la Covid-19 et liés à la pollution de l’air s’élève à 19%. En Amérique du Nord, elle est de 17%, tandis qu’en Asie elle atteint 27%. En moyenne dans le monde, l’exposition à la pollution atmosphérique est impliquée dans 15% des morts dues à la pandémie. Ces données ont été calculées par une équipe allemande en se basant sur des données épidémiologiques d’études chinoises, américaines et italiennes.

Leur modèle mathématique a permis d’estimer la fraction de décès dus au coronavirus pouvant être attribués à une exposition à long terme aux particules fines dans l’air ambiant. Ainsi par exemple, au Royaume-Uni, 14% des 44 000 décès causés par le coronavirus avaient un lien avec la pollution, soit 6 100.

Effets cumulés

« Les particules fines endommagent la surface intérieure des artères, appelée endothélium, et conduit à leur rigidification et à leur rétrécissement. De son côté, la Covid-19 cause elle-aussi des dommages similaires au niveau des vaisseaux sanguins », explique le Pr Thomas Münzel, co-auteur de ce travail. Ce qui fait que leur association additionne leurs effets.

Mais ce n’est pas tout. Les particules fines semblent accroître l’activité d’un récepteur à la surface des cellules, connu pour être impliqué dans le mécanisme d’infection de la Covid-19. La pollution ne se contente donc pas d’ajouter ses effets néfastes à ceux du Sars-CoV-2, elle potentialise les méfaits de ce dernier. Voici donc une raison de plus, s’il en fallait, de réduire enfin les émissions de polluants atmosphériques.