La pollution annule les bienfaits de la marche

Lebrun, Anne-Laure
L’inhalation de particules fines, de dioxyde d’azote et de suies réduit la fonction respiratoire.  / GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

Marcher quelques heures dans des rues encombrées par les voitures affecte la santé cardiovasculaire et pulmonaire des seniors. 

Se promener des heures dans les rues polluées des grandes capitales pourrait annuler les bienfaits de cette activité physique chez les plus de 60 ans, rapporte une étude britannique parue ce mercredi dans The Lancet . Les chercheurs de l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni) montrent qu’une courte exposition aux particules fines, dioxyde d’azote et autres polluants issus généralement des véhicules diesel affectent les poumons et le cœur de nos aînés. 

Une nouvelle étude qui rappelle que la pollution de l’air accroît le risque de maladies cardiovasculaires et respiratoires, mais aussi le nombre de décès prématurés attribuables à ces pathologies. Chaque année dans le monde, 5,5 millions de personnes y succomberaient. En France, la pollution tuerait plus de 45 000 personnes par an.

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Ces travaux britanniques ont été réalisés auprès de 119 volontaires de plus de 60 ans, dont 40 souffraient de broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et 39 de maladies coronariennes. Pour ne pas fausser les résultats, les participants ont accepté de ne pas fumer pendant les 12 mois de l’étude. 

De manière aléatoire, ils ont été choisis pour marcher le long de la célèbre avenue Oxford Street ou dans les allées du plus grand parc de Londres, Hyde Park. Au cours de chaque promenade, la pollution de l’air a été mesurée. Sans grande surprise, les taux de polluants sont bien plus élevés sur Oxford Street que Hyde Park.


La pollution rigidifie les artères

Marcher dans cet environnement plus pur a profité à tous les participants. Leur fonction respiratoire s’est améliorée et leur rigidité artérielle - un facteur de risque cardiovasculaire - a diminué. Des effets positifs encore présents 26h après la promenade. 

En revanche, déambuler sur Oxford Street n’apporte pas ces bienfaits. Les (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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