La politique répressive menée par le Parc national des Virunga en RDC pourrait manquer d'efficacité à long terme

The Conversation
A l'est de la République démocratique du Congo, les riverains du parc subissent une politique "zéro tolérance" envers les infractions qu'ils y commettent. Une enquête menée en 2019 et relayée dans The Conversation le montre.

La nomination imminente d’un nouveau gouvernement à la tête de la République démocratique du Congo (RDC), après les élections générales tenues en décembre 2018, offre la possibilité de réviser plusieurs politiques publiques. L’une de celles qui méritent d’être urgemment repensée a trait à la préservation de la nature, spécifiquement dans le parc national des Virunga, situé dans l’est de la RDC ravagée par la guerre.

Une politique de "tolérance zéro" discutable

La politique actuelle, qui a largement été conçue par l’ONG britannique Fondation Virunga, co-gestionnaire du parc, n’est pas toujours tendre à l’égard de ceux qui sont les plus directement concernés localement : les populations riveraines du parc. Ces dernières entrent régulièrement dans le parc pour y ramasser des branchages, cultiver de petits lopins de terre (souvent dans les endroits qu’elles considèrent comme étant situés en dehors du parc) ou exploiter le charbon de bois, généralement en étroite collaboration avec les acteurs armés.

Sur la base d’une enquête de terrain menée en janvier et mars 2019 dans 11 villages autour du parc et dans la ville de Goma, ainsi que sur la base de recherches antérieures, nous avons découvert le fait que le parc menait une politique très stricte envers les personnes qui y pénètrent pour assurer leur survie.

Pour (...)

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