"Le politique devrait s’abandonner à la beauté pour espérer sauver ce monde"

·1 min de lecture

Myriam El Yassa, secrétaire nationale à la lutte contre les discriminations du Parti socialiste, explique pourquoi la poésie est essentielle dans la vie quotidienne.

Le politique devrait s’abandonner à la beauté pour espérer sauver ce monde. Vivre en poète, c’est lutter pied à pied contre les forces qui poussent à l’exil pour habiter la vie entière. Et combattre ainsi les effets induits par une crise sanitaire qui n’en finit plus d'embrumer nos cerveaux. La littérature, les vers et tout ce qu’ils véhiculent constituent, de ce point de vue, un précieux sésame, un passeport pour apporter à chacun d’entre nous ces instants d’évasion, de bonheur et de liberté qui nous sont si précieux. Particulièrement en ces temps moroses. Histoire, sans doute, de ne pas céder au symptôme d’un sentiment de lassitude, d’une lâcheté, voire d’une défaite, synonyme d’abandon.Le rôle de la poésieLa poésie est liberté. Elle est cette musique que tout homme porte en soi. Ce sentiment intime qui nous permet de passer du grave au doux, du sévère au plaisant. Goethe ne disait-il pas qu’elle constitue une pensée dans une image, cette prose qui donne l’empire à une langue, parce qu’elle est tout usuelle ? Elle est tout ce qu’il y a d’intime en nous, estime Hugo, le plus grand d’entre tous. Tout est sujet, tout relève de l’art, tout a droit de cité… Le poète est libre. Et on ne peut trouver de poésie nulle part, dès lors qu’on ne la porte pas en soi. Ces beaux vers qui s’exhalent comme des parfums,...

Lire la suite sur Marianne

A lire aussi

Bientôt un scooter gonflable pour les moins de 80 kg

"Je ne supporte plus les écrans, je veux rencontrer les gens en vrai" : c'est quoi, avoir 20 ans, en 2020 ?

La racialisation de la question sociale, une impasse : rendez-vous le 20 septembre place de la République

"Liberté-Egalité-Fraternité-Laïcité, voilà le combat !" : rendez-vous le 20 septembre place de la République

20 septembre 1792, bataille de Valmy : naissance de la souveraineté du peuple, de la nation, ou des deux ?