Le maire RN de Perpignan Louis Aliot a rouvert quatre musées, comme il l'avait annoncé

Comme il l'avait annoncé lundi, le maire RN de Perpignan a rouvert mardi 9 février quatre musées de la ville, malgré la préfecture qui a saisi la justice et le gouvernement qui maintient fermés tous les musées du pays en raison de de l'épidémie de Covid-19. "Il y a un virus, on l'a pour longtemps, il faut vivre avec. Des variants il y en aura, des virus il y en aura. Il y a des traitements, il y a la vaccination, il y a toutes les précautions qu'on prend, habituons-nous. Et cela commence par expérimenter des choses", a indiqué Louis Aliot.Le préfet des Pyrénées-Orientales saisit la justice Le maire RN de Perpignan s'exprimait devant la presse lors de l'ouverture du musée Hyacinthe Rigaud. "Je pense que le musée est un très bel endroit pour le faire car c'est un endroit où on peut contrôler les choses le mieux possible. On est en vacances. Il y a une jeunesse qui aujourd'hui est empêchée d'aller faire du sport, d'aller aux stations de ski. Ouvrons-leur un peu les musées et les lieux de culture", a-t-il ajouté. Le préfet des Pyrénées-Orientales a saisi lundi soir le tribunal administratif de Montpellier d'une demande de suspension des arrêtés de réouverture du maire de Perpignan. "Je n'ai pas de nouvelles du tribunal administratif", a poursuivi Louis Aliot. "J'attends que le greffe du tribunal me signifie le référé. Cela devrait arriver aujourd'hui (mardi) pour une audience fixée normalement demain (mercredi). J'ouvre le musée", a-t-il lancé. Les visiteurs "ravis de revenir au musée" Une dizaine de personnes attendaient devant le musée Rigaud l'ouverture des portes en fin de matinée pour notamment admirer l'exposition Portraits de reines de France (1630-1665) qui présente onze oeuvres rarement montrées. Un protocole sanitaire a été mis en place avec une jauge de 10m2 par visiteur, port du masque obligatoire, pas de sanitaires, attente en extérieur et balisage au sol. La mairie a en outre décidé de la gratuité totale des entrées de ses musées pendant un mois. "On habite en face, on a entendu qu'on ouvrait le musée. On a dit, on va y aller. Ça nous manque le musée, évidemment. Tout nous manque. Je pense que si on est raisonnable, il n'y a aucune raison qu'on ne puisse pas... ", a expliqué Bérangère, une sexagénaire. "On est mieux ici que dans une galerie de supermarché. La fermeture me semble absurde. C'est évident que c'est un coup de force, on verra comment ça réagit", a-t-elle poursuivi. "Je suis ravie de revenir au musée", a lancé une autre visiteuse d'environ 90 ans en passant le guichet.