Pour une politique agricole et alimentaire commune juste, saine et durable

Libération.fr
Dans une ferme «bio» française, au Houga (Gers).

Trente-trois organisations demandent au gouvernement d’intégrer dans sa prochaine réforme la mise en place de paiements pour services environnementaux (PSE), avec un montant qui serait plafonné et proportionnel au nombre d’emplois sur la ferme.

La conscience et la préoccupation du grand public sur les enjeux de protection de l’environnement, de la biodiversité, du climat et du bien-être animal vont grandissantes. Sur l’ensemble de ces sujets, les pratiques agricoles ont des conséquences majeures. Par exemple pour l’atténuation du changement climatique, l’agroécologie présente des atouts conséquents et les pratiques positives doivent être encouragées. Pour valoriser et encourager les pratiques de production favorables à la préservation de l’environnement et de la biodiversité, l’ensemble des services rendus par les paysan·ne·s doit être rémunéré : leurs productions de denrées et de biens, mais aussi l’ensemble des services rendus à la société par leur travail. La Politique agricole commune (PAC), en tant que politique stratégique de financement et d’orientation de l’agriculture, peut y participer via la mise en place de paiements pour services environnementaux (PSE). Nous appelons à les intégrer dans sa prochaine réforme, en cours de négociation.

Concrètement, les PSE permettraient aux paysan·ne·s de solliciter de manière volontaire une rémunération qui valorise les services qu’ils rendent à l’environnement, selon les pratiques mises en œuvre. Les PSE concernent par exemple la conduite d’une ferme en agriculture biologique, la mise en place de rotations de cultures incluant des légumineuses (qui enrichissent naturellement le sol en azote), la conservation de prairies ou encore l’entretien des haies et des arbres (refuges de biodiversité et capteurs de carbone). Leur montant serait plafonné et proportionnel au nombre d’emplois sur la ferme, comme devraient l’être toutes les aides de la PAC. Cela éviterait une course à l’agrandissement pour capter des aides à la (...)

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