Une politique étrangère dans les pas de Chávez et Poutine

Libération.fr

Autoproclamé «candidat de la paix», Jean-Luc Mélenchon est aussi un anti-atlantiste assumé qui prône un rapprochement avec la Russie de Vladimir Poutine. «Le général de Gaulle s’est entendu avec Staline, il s’est également entendu avec Mao. Le moment venu, je trouverai bien le moyen de m’entendre avec Monsieur Poutine, il s’agit d’empêcher que la guerre ait lieu sur le continent», a-t-il déclaré le 31 mars.

Le candidat de La France insoumise entend, s’il est élu, organiser une conférence sur «la sécurité de l’Atlantique à l’Oural». «C’est le moment de négocier les frontières. Pas la guerre, la négociation», a-t-il affirmé lors du débat du 20 avril avant d’évoquer la frontière entre la Russie et la Crimée. «C’est extrêmement dangereux», a rétorqué Benoît Hamon, ajoutant qu’il n’était «pas acceptable de la part de Poutine qu’il annexe un territoire d’un autre Etat souverain». Une redéfinition, ou renégociation, des frontières pourrait mener à entériner cette annexion par la Russie d’un territoire étranger, au mépris du droit international. Mais aussi, par exemple, à la sécession des provinces géorgiennes d’Ossétie du Sud et d’Abkhazie, qui ont déclaré leur indépendance avec le soutien militaire de Moscou, après une guerre éclair entre la Russie et la Géorgie en 2008.

«Irresponsable». Sur la question syrienne, la position pro-Poutine de Mélenchon ne varie pas. Le candidat a repris plusieurs fois les arguments de Moscou, principal allié de Damas, sur la lutte contre l’Etat islamique (EI), alors que les bombardements russes visent en très grande majorité des groupes rebelles anti-Al-Assad, et non Daech, depuis septembre 2015. La Russie n’aura également a priori aucun rôle, ou alors très minime, dans la bataille qui s’annonce pour reprendre Raqqa, fief de l’EI en Syrie. Des soldats américains sont déployés depuis 2015 dans la région et les frappes aériennes sont effectuées par la coalition menée par les Etats-Unis. Moscou ne participe pas davantage à l’offensive de (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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