"Des policiers qui vont juger des policiers, ce n'est pas très rassurant" : un manifestant témoigne après avoir signalé des violences à l'IGPN

Même un an plus tard, les images restent difficiles à visionner pour Tony Dos Santos. Le 20 avril 2019, il manifeste sur la place de la République, dans le 11e arrondissement de Paris quand il s'interpose entre un policier et un casque blanc. Rapidement, le jeune homme est maîtrisé par plusieurs membres des forces de l'ordre. Face contre terre, il ne se rend pas compte que le policier qu'il avait bousculé marche vers lui. Dans un premier temps, ce dernier lui attrape les cheveux, avant de lui assener un coup à la tête. Plus tard, il va presser son genou devant le visage du manifestant. "À ce moment-là, je suis en train de m'étouffer", se remémore-t-il. "Ce n'est pas très rassurant" À sa sortie de garde à vue, l'homme et son avocat saisissent la police des polices. "Quand on arrive à l'IGPN, c'est un commissariat. C'est des policiers. (...) Donc déjà, on n'est pas très rassurés, parce que des policiers qui vont juger des policiers, ce n'est pas très rassurant", explique-t-il. Quelques semaines plus tard, la décision tombe. Malgré les images, l'affaire est classée sans suite.