Les policiers, visés par des lettres de menace, réclament l'anonymat

Le HuffPost avec AFP
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Les policiers, visés par des lettres de menace, réclament l'anonymat

Des CRS dans les rues de Paris, le jeudi 5 décembre 2019.

POLICE - “À partir de maintenant, ce sera œil pour œil”. Plusieurs membres de la Compagnie républicaine de sécurité (CRS) ont indiqué avoir reçu des lettres de menaces à leur domicile depuis le jeudi 5 décembre, date de la première journée de mobilisation contre la réforme des retraites.

Ces courriers, tous anonymes, visent les fonctionnaires ainsi que leur famille : “Pensez à votre famille que vous laissez seule les week-ends”, est-il écrit dans ces lettres relayées sur Twitter par les syndicats Alternative Police (CFDT) et Unité SGP Police-FO.

Pour chaque citoyen blessé, ce sera un membre de famille de FDO (forces de l’ordre, ndlr) qui subira les mêmes préjudices et sans remord. Tenez vous le pour dit”, peut-on également lire dans ces écrits signés ACAB (“All Cops Are Bastards”, un acronyme signifiant “Tous les flics sont des salauds”, ndlr). 

Des faits d’une extrême gravité

Les faits rapportés par @UNITESGPPOLICE sont d’une extrême gravité”, a réagi le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, jeudi soir sur Twitter. “Tout doit être fait pour identifier les auteurs de cette infamie. Je n’accepterai jamais que l’on menace ceux qui nous protègent, jusque dans leurs foyers ! Ces actes doivent être condamnés par tous.

Ce qu’il se passe dans notre pays est très grave. Nous avons passé un palier supplémentaire d’une République en passe de faillir, parce que ses seuls remparts sont attaqués et menacés dans leurs chairs”, a réagi le syndicat Unité SGP Police-FO, évoquant “quelques dizaines” de courriers adressés au domicile de CRS en déplacement.

Un “dépôt de plaintes” a été fait et des enquêtes ont été ouvertes par les parquets locaux, où résident les policiers concernés.

Un peu plus tôt, Alternative Police CFDT avait “alerté le ministre de l’Intérieur et plus généralement le gouvernement sur la récurrence de ces menaces qui appellent à la plus grande fermeté, mais également toutes les garanties de sécurité pour les policiers et leurs familles”.

Il faut l’anonymisation complète

L’un de nos syndiqués fait partie des destinataires de ces courriers. C’est son épouse qui l’a ouvert”, a expliqué le (...)

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