Policiers brûlés à Viry-Châtillon: des peines de 10 à 20 ans pour 8 des accusés

Le HuffPost avec AFP
Des policiers devant le tribunal de grande instance d'Evry (Essonne) le 15 octobre 2019.

JUSTICE - La cour d’assises de l’Essonne a rendu son verdict. Sur les 13 jeunes jugés dans l’affaire de l’attaque contre des policiers à Viry-Châtillon en 2016, cinq ont été acquittés ce mercredi 4 décembre. Huit autres ont été condamnés à des peines allant de 10 à 20 ans pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l’autorité publique.

L’attaque avait provoqué une onde de choc dans les rangs de la police et un vaste mouvement de colère contre la “haine anti-flic”. Le procès, ouvert le 15 octobre, s’est tenu à huis clos et sous haute protection policière. 

Devant les assises d’Evry, des dizaines de policiers s’étaient d’ailleurs regroupés pour entendre le verdict, qui a été accueilli dans le calme.

 À l’énoncé du verdict, après treize heures de délibération, les accusés, serrés les uns contre les autres dans le box, sont restés stoïques.

En face, sur le banc des parties civiles, Vincent R. , le policier le plus gravement blessé, a maintenu sa tête baissée et a immédiatement quitté la salle d’audience une fois le jugement rendu.

Un verdict “en demi-teinte”?

Lors de son réquisitoire le 28 novembre, l’avocate générale avait requis des peines allant de 20 à 30 ans de réclusion criminelle. Trois des agresseurs étaient mineurs au moment des faits. Le ministère public avait demandé la levée de son “excuse de minorité” pour l’un d’entre eux considéré comme un des meneurs de l’attaque. 

“Les victimes attendaient un signal fort de la justice, un message à destination de l’ensemble du peuple français, que l’on ne touche pas à un policier (...).  Les peines prononcées sont extrêmement faibles par rapport à la...

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