Policiers brûlés à Viry-Châtillon : trois condamnés se pourvoient en cassation

Source AFP
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Des syndicats de policiers se sont rassemblés devant le palais de justice de Paris pour dénoncer les verdicts, dans le cadre de l'affaire Viry-Châtillon.
Des syndicats de policiers se sont rassemblés devant le palais de justice de Paris pour dénoncer les verdicts, dans le cadre de l'affaire Viry-Châtillon.

Le procès de Viry-Châtillon, dont le verdict controversé a été rendu ce dimanche, n'est pas terminé. Reconnus coupables de tentative de meurtre en 2016 contre des policiers, trois hommes condamnés à 18 ans de prison se sont pourvus en cassation, ont fait savoir leurs avocats à l'Agence France-Presse, confirmant une information d'Europe 1.

Au terme de six semaines de procès à huis clos, la cour d'assises des mineurs de Paris a condamné cinq jeunes hommes en appel pour avoir attaqué et brûlé des policiers à Viry-Châtillon en 2016. Trois d'entre eux ont écopé de 18 ans de réclusion, l'un de 8 ans et le dernier de 6 ans de prison. Ces deux derniers ne vont pas se pourvoir en cassation, ont précisé leurs avocats à l'AFP.

Un procès sous haute tension

Ce verdict a été dénoncé par les syndicats de policiers, les avocats des victimes et une partie de la classe politique comme trop clément. La cour d'assises des mineurs de Paris a acquitté huit autres accusés, un verdict moins sévère qu'en première instance qualifié « d'incompréhensible, choquant et inquiétant » par le syndicat Unité SGP Police. La lecture du verdict, à l'issue d'un procès sous haute tension, a été interrompue par une bagarre générale dans le box des accusés. Une trentaine de policiers et de gendarmes ont dû intervenir pour faire cesser les heurts.