Policiers brûlés à Viry-Châtillon : plusieurs centaines de policiers rassemblés à Paris

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Plusieurs centaines de policiers se sont rassemblés mardi à la mi-journée devant le palais de justice de Paris sur l'île de la Cité, deux jours après le verdict du procès de l'attaque des policiers de Viry-Châtillon qui a provoqué l'indignation de syndicats.

Les fonctionnaires étaient rassemblés dans le calme à 12H30, brandissant les drapeaux des principaux syndicats de gardiens de la paix, Alliance, Unité SGP Police, Unsa Police et Synergie Officiers, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Votre sécurité a un prix. Nous attendons protection et reconnaissance" ou "Policiers attaqués, citoyens en danger", pouvait-on lire sur des banderoles.

Par cet appel à des rassemblements partout en France, les syndicats entendent protester contre l'acquittement en appel, dans la nuit de samedi à dimanche, de huit des 13 jeunes accusés d'avoir attaqué et brûlé des policiers à Viry-Châtillon (Essonne) en 2016.

La cour d'assises des mineurs de Paris a condamné les cinq autres à des peines allant de 6 à 18 ans de réclusion. Les accusés encouraient la réclusion criminelle à perpétuité.

Ce verdict moins sévère qu'en première instance a provoqué le courroux des syndicats

"Nous sommes là pour dire notre incompréhension face au verdict", a déclaré à l'AFP Olivier Hourcau, secrétaire général adjoint d'Alliance, organisateur du rassemblement. "C'est un très mauvais signal envoyé aux policiers. On banalise les agressions envers eux"

"Il faut des peines minimum et immédiates pour les agresseurs de policiers. Trop souvent ils sont interpellés et relâchés, ça leur donne un sentiment d'impunité", a fustigé Rocco Contento, porte-parole d'Unité SGP-Police pour l'Île-de-France.

Pour Ségolène, policière à la Courneuve, il est "inacceptable de voir que, dans un pays comme le nôtre, la police n'est pas du tout soutenue".

Des rassemblements sont prévus dans d'autres villes. A Rennes, une quarantaine de policiers se sont ainsi regroupés devant la cité judiciaire, drapeaux syndicaux à la main ou bras croisés.

"On est très déçus forcément. On attendait autre chose", s'est désolé Frédéric Gallet. "On est à Rennes, ce n'est pas Paris, mais on est gardiens de la paix et pour garder la paix, il nous faut des soutiens de l'Etat et de la Justice", estime le syndicaliste.

Dans la matinée, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé sur RTL qu'il recevrait samedi les policiers blessés en 2016 mais a fait valoir qu'il "ne souten(ait) pas les manifestations devant les institutions".

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