Policiers attaqués à Viry-Châtillon : le verdict et l'enquête contestés

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Le verdict prononcé en appel ce dimanche 18 avril dans l'affaire des policiers brûlés à Viry-Châtillon, lors d'une agression survenue en octobre 2016, a conduit à l'acquittement de huit hommes et à la condamnation de cinq accusés. Une décision qui scandalise les victimes et les syndicats policiers, tandis que des révélations de Mediapart suggèrent que de graves irrégularités auraient entaché l’enquête.

Viry-Châtillon, c’est d’abord un jour d’horreur. Le 8 octobre 2016, en pleine journée dans cette ville d'Essonne à 20km au sud de Paris, 16 jeunes prennent d'assaut deux voitures de police. Ces véhicules sont stationnés à quelques encablures du quartier de la Grande Borne, cité HLM des années 1970, aujourd’hui quartier ultra-sensible, miné par la violence et les trafics.En quelques secondes, une pluie de pierres et des cocktails molotov s’abattent sur les voitures, dont les vitres sont brisées. Le premier véhicule prend feu, un adjoint de sécurité de 28 ans et une gardienne de la paix de 39 ans sont en danger de mort. Le pronostic vital de l’adjoint est engagé, il est plongé plusieurs semaines dans le coma artificiel. Deux autres agents sont plus légèrement blessés.Un appel plus clément dans un contexte électriquePour ces faits, commis par des individus masqués donc difficiles à identifier, 13 hommes mineurs à l’époque et âgés aujourd’hui d’une vingtaine d’années ont été jugés en appel pour tentative de meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique. En...

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