Le policier qui a tué Mickaël Harpon raconte leur face à face

La police sécurise la préfecture de police de Paris après l'attaque le 3 octobre. 

ATTAQUE DE LA PRÉFECTURE - “Il avait un regard vide et déterminé”. Le policier qui a abattu l’assaillant de la préfecture de police de Paris le 3 octobre a livré son témoignage de leur face à face glaçant aux enquêteurs de la Brigade criminelle. Un récit relayé par Franceinfo et BFMTV ce 10 octobre. 

Jonathan, âgé de 24 ans et originaire d’Auvergne, était sorti de l’école de police de Nîmes depuis moins d’une semaine lorsqu’il a été confronté à l’horreur. Cela n’a duré que quelques minutes, mais le jeune homme, pour la première fois de sa vie, a dû sortir son arme pour neutraliser un individu dangereux, un collègue, sur son lieu de travail. 

Ce matin-là, il est affecté à la garde statique, posté à l’entrée du bâtiment de l’île de la Cité avec deux autres policiers. “Une collègue qui venait de la cour de la préfecture m’a apostrophé, sanglotante et affolée, raconte-t-il. Elle a affirmé qu’un terroriste se trouvait dans l’enceinte, armé d’un couteau et qu’il venait de poignarder plusieurs collègues”.  

“Son attitude et sa réactivité ont été exemplaires”

Mickaël Harpon vient en effet de poignarder quatre de ses collègues dans les bureaux et l’escalier de la préfecture. Couteau à la main, il se rend dans la cour d’honneur dans laquelle il tombe face à Jonathan, lui aussi armé.  

“Il avait un regard vide et déterminé (...) Il tenait dans sa main un couteau de cuisine avec une grande lame pleine de sang (...) C’est alors que l’assaillant m’a regardé fixement et je lui ai ordonné une première fois à voix haute: ‘Police, pose ton arme’”, se rappelle le policier face aux enquêteurs.  

Plus d’une dizaine de fois il lui demande de lâcher son arme, mais rien n’y fait. Mickaël Harpon se dirige vers Jonathan, le couteau pointé dans sa direction. Il se met alors à courir. Le jeune homme tire une première fois dans le torse de l’assaillant qui continue d’avancer. Il fait usage une seconde fois de son arme et lui tire dans le ventre. Cette fois-ci l’individu s’effondre à terre. 

“Son...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post