Un policier en appel pour avoir tué d’une balle dans le dos un suspect

Libération.fr

La mort d’Amine Bentounsi, tué d’une balle dans le dos par Damien Saboundjian, gardien de la paix du commissariat de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), a déjà par deux fois marqué son époque. La première fois en 2012, elle a enflammé l’entre-deux-tours de la présidentielle. La seconde fois, en janvier 2016, lorsqu’en première instance la cour d’assises de Seine-Saint-Denis a acquitté le gardien de la paix. Une semaine plus tard, le parquet général de Paris faisait appel. Le procès en appel de Damien Saboundjian, qui s’ouvre ce lundi à Paris, s’inscrit dans un climat tendu après la mort d’Adama Traoré, puis la sinistre affaire Théo L.

Ce soir du 21 avril 2012, vers 20 h 30, Amine Bentounsi, 28 ans, est signalé devant le bar le Siècle. Connu pour des vols à main armée, l’homme n’avait pas regagné sa cellule à la suite d’une permission. Lorsque l’équipage de police «TV813» arrive devant le Siècle, Amine Bentounsi s’enfuit. Ghislain B., Vanessa B. et leur chef de bord, le brigadier Charles A., se lancent à sa poursuite. Damien Saboundjian reste seul, il est au volant du véhicule. Dans sa course, Bentounsi largue ses gants, son blouson, sa ceinture. Mais sur le sol, un objet attire l’attention de Ghislain B., le poussant à se jeter le plus loin possible du trottoir : une grenade qui ressemble au modèle MK2 de l’armée américaine. En réalité, cette dernière est factice mais elle permet à Amine Bentounsi de gagner du temps. Relégué à une distance qu’il évalue «aux trois quarts d’un terrain de foot», Charles A. voit son collègue Damien Saboundjian débouler à toute vibure avec le véhicule. Ce dernier s’arrête en travers de la route, ouvre la portière côté conducteur et contourne la voiture par l’arrière. Un comportement offensif que les parties civiles ont du mal à assimiler à un contexte de légitime défense. Empruntant le trottoir de droite, il chausse son arme et tire quatre fois. Amine Bentounsi tombe au sol, face contre terre. Lorsqu’il arrive à la hauteur du blessé, (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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