"La police tue" : Jean-Luc Mélenchon "assume évidemment" ses propos

Sur France Inter ce mardi, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur la polémique qui l'oppose au syndicat Alliance après ses critiques quant à un usage selon lui disproportionné de la force par la police lors d'un refus d'obtempérer à Paris ce week-end.

Il assume "évidemment" les propos qui lui valent le dépôt d'une plainte par le syndicat policier Alliance à son encontre. C'est ce qu'a affirmé Jean-Luc Mélenchon, invité ce mardi de la matinale de France Inter, au lendemain d'un tweet dans lequel il qualifiait l'organisation syndicale de "groupe factieux", accusant même: "La police tue".

Le leader de la Nupes dénonce un "usage disproportionné" de la force après la mort d'une jeune femme à Paris dimanche. Elle avait été touchée la veille par les tirs de policiers après que le conducteur de la voiture où elle avait pris place a refusé d'obtempérer lors d'un contrôle de police et foncé sur les agents, d'après le récit de ces derniers.

Jean-Luc Mélenchon réclame qu'on arrête "l'escalade"

Tandis que ses détracteurs le dépeignent en "antiflic", Jean-Luc Mélenchon a refusé l'étiquette et précisé: "Je suis contre l'usage disproportionné de la violence. La violence de l'Etat est légitime parce qu'elle est proportionnée". Il a d'ailleurs voulu nuancer: "Il n'y a pas qu'une police qui demande qu'on tire, demande des clés d'étranglement. Il y a aussi une police des gardiens de la paix".

Décomptant "quatre morts en quatre mois" consécutivement à un refus d'obtempérer, Jean-Luc Mélenchon s'est exclamé: "Ce n'est pas normal de tuer quelqu'un pour un refus d'obtempérer! Il y a la loi, pas la peine de mort." "Il faut arrêter l'escalade, sinon on deviendra les Etats-Unis d'Amérique. Nous ne voulons pas vivre dans un champ de tir", a-t-il illustré.

Jean-Luc Mélenchon veut "réformer la police de la cave au grenier"

Liant cette controverse au scrutin législatif dont le premier tour se tiendra dimanche, Jean-Luc Mélenchon a promis: "Je dis: 'Si vous votez pour moi (pour les candidats de la Nupes, le député élu dans les Bouches-du-Rhône ne se présentant pas à sa réélection, NDLR) je changerai la doctrine d'usage de la police".

Insistant encore sur la nécessité selon lui de "réformer la police de la cave au grenier", il a brossé à grands traits cette réforme qu'il appelle de ses voeux: "Il faut une police de gardiens de la paix et beaucoup de police judiciaire pour poursuivre les trafiquants et au milieu, des forces chargées de protéger les manifestants". "Il faut remplacer la Bac par une police de proximité", a-t-il enfin plaidé.

Article original publié sur BFMTV.com

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