La police texane fait son mea culpa après la tuerie d’Uvalde, Trump justifie d’armer les citoyens

MARCO BELLO / REUTERS

La police a pris une “mauvaise décision” en n’entrant pas rapidement dans l’école d’Uvalde pour mettre fin à la tuerie, a reconnu vendredi 27 mai un haut responsable texan.

“Avec le recul, maintenant, bien sûr que ce n’était pas la bonne décision. C’était la mauvaise décision, point final”, a déclaré Steven McCraw, directeur du département de la sécurité publique du Texas, lors d’une conférence de presse tendue. “Si je pensais que ça pouvait aider, je m’excuserais”, a-t-il dit.

Les policiers qui a répondu à la fusillade dans l’école primaire ont attendu environ une heure avant d’entrer dans la salle de classe où le tireur s’était enfermé parce qu’un commandant sur place a pensé à tort qu’aucune vie n’était en danger malgré les multiples appels des enfants à l’intérieur au numéro d’urgence 911, retrace le Wall Street Journal. “En fin de compte, rappelle le quotidien, 19 enfants et deux enseignants ont été retrouvés morts.”

Ce commandant présent à l’école primaire Robb avait alors estimé être face à une situation de “suspect barricadé” et non de “tireur actif”, note USA Today.

“S’il vous plaît, venez… ”

Ce mea culpa de la police texane a eu lieu alors qu’a émergé vendredi un premier témoignage glaçant d’une élève survivante. Interrogée par CNN, cette enfant de 11 ans, Miah Cerrillo raconte avoir réussi à prendre le téléphone de sa professeure décédée et à composer le 911 pour appeler à l’aide. Elle a confié avoir dit aux services d’urgence : “S’il vous plaît, venez… nous avons des problèmes.”

“Miah a dit qu’elle avait peur que le tireur revienne dans sa classe pour la tuer, elle et quelques autres amis survivants. Elle a donc trempé ses mains dans le sang d’un camarade de classe – qui gisait à côté d’elle, déjà mort – puis s’est enduite de sang pour faire la morte”, relate la chaîne d’information.

Trump justifie d’armer les citoyens face au “mal”

Hasard du calendrier, le premier lobby américain des armes, la National Rifle Association (NRA), a lancé vendredi sa convention annuelle à Houston, à quelques heures de route d’Uvalde. Devant le bâtiment où se tenait l’événement, des manifestants brandissaient des pancartes, avec des messages comme “Combien d’enfants de plus ? ” ou “Protégez les enfants, pas les armes”, peut-on voir sur le site du New York Times.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles