Police de proximité La gauche pour un retour au pied des tours

Libération.fr

Les candidats Mélenchon, Hamon et Macron proposent différentes versions d’un rétablissement de ces unités supprimées par Nicolas Sarkozy en 2003.

L’évoquer tient désormais de l’incantation. Le totem de la police de proximité est réapparu en février, à l’occasion de l’affaire Théo L. à Aulnay-sous-Bois, où les rapports parfois difficiles entre les forces de l’ordre et la population ont fait irruption dans la campagne présidentielle. Depuis vingt ans, la «pol prox» constitue un clivage entre la gauche et la droite sur les questions de sécurité. Cette doctrine de sûreté publique, mise en œuvre par le gouvernement de Lionel Jospin en 1998 et supprimée par Nicolas Sarkozy, consistait en un redéploiement d’agents à tout faire sur des secteurs de petites superficies. Des policiers plus présents sur le terrain, souvent à pied, et donc plus proches des habitants. Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Emmanuel Macron proposent chacun une version de cette idée dans leur programme alors que Marine Le Pen et François Fillon ne veulent pas en entendre parler.

Toulouse, le 3 février 2003. Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur du gouvernement Raffarin, rencontre les représentants locaux de la police. Les caméras sont conviées. Questionné, un agent détaille son travail et l’illustre avec l’exemple d’un match de rugby organisé avec des jeunes du quartier. La réaction du Président glace l’ambiance : «Le travail de prévention que vous faites est très utile mais vous n’êtes pas des travailleurs sociaux. La mission première de la police, c’est l’investigation, l’interpellation, la lutte contre la délinquance.» La scène passe au JT. L’humiliation est grande. «Quand on sait tout le boulot qu’avaient fait ces types pendant quatre ans, c’est dur…» se remémore Jean-Pierre Havrin, à la tête de la sécurité publique dans le département et présent ce jour-là.

«Les policiers étaient affectés de façon permanente à un secteur, au contact de la population. C’était une police préventive tant que (...)

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