La police marseillaise inaugure sa salle d'interrogatoire dédiée aux "très petites victimes", de 3 à 7 ans

Olivier Martocq, franceinfo

A l'Évêché, le saint des saints de la police marseillaise, il faut monter trois étages et suivre de longs couloirs pour arriver dans cette salle d'interrogatoire si particulière qui rappelle une salle de maternelle. Baptisée "salle Mélanie", du nom de la première enfant dont la déposition a été filmée dans les années 1990, le dispositif vise à recueillir la parole des "très petites victimes", des enfants de 3 à 7 ans. Dans cette pièce aux couleurs pastel, décorée de posters de dessins animés et de tapis de jeu au sol, tout est fait pour que l'enfant se sente en confiance.

15 000 dossiers traités chaque année


Cette "salle Mélanie" est la vingtième du pays. Marseille qui est pourtant deuxième pôle de France en terme d'affaires traitées n'en disposait pas jusqu'alors, faute de budget. Ici, les vingts policiers de la Brigade des mineurs traitent 15 000 dossiers par an. Anna, officier de police judiciaire, y exerce depuis dix ans et selon elle cette salle va considérablement aider à auditionner les enfants victimes. "Avant, quand on entendait un enfant derrière un bureau, on était toujours supérieur à lui, toujours au dessus, on regardait par le haut. Et c'est vrai que c'était important de se mettre à sa hauteur.

L'intérêt, c'est de le mettre en confiance parce que c'est seulement quand il aura (...)

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