Quand la police britannique espionnait des ados de 14 ans

Selon le Guardian, des professeurs d'école soupçonnés «d'utiliser leur position à des fins subversives» ont également été surveillés. | UPI / AFP
Selon le Guardian, des professeurs d'école soupçonnés «d'utiliser leur position à des fins subversives» ont également été surveillés. | UPI / AFP

En 2015, le gouvernement britannique lançait l'Undercover Policing Inquiry, à la suite d'une série de révélations choquantes quant aux pratiques très controversées de certains policiers infiltrés depuis la fin des années 1960. Cette enquête était censée examiner la façon dont ces derniers «ont espionné 1.000 groupes politiques, principalement de gauche, pendant plus de quarante ans», explique le Guardian.

Si ces premières révélations avaient provoqué une vague d'indignation outre-Manche, et avaient d'ailleurs valu à cette affaire d'être surnommée le «spy cops scandal» (le «scandale des flics espions», en français), on apprend par le biais du Guardian que de nouvelles informations tout aussi consternantes viennent d'être révélées par l'enquête.

Selon le journal britannique, le MI5 –le service de renseignement britannique responsable de la sécurité intérieure– aurait ainsi demandé à la police de récolter des informations concernant les activités politiques de certains adolescents, «notamment des rapports sur un jeune de 17 ans [...] et deux écoliers, alors âgés de 14 et 16 ans».

Plus précisément, le MI5 aurait indiqué qu'il souhaitait se renseigner sur des élèves «actifs dans des organisations subversives exploitées à des fins subversives», ainsi que collecter des informations sur des professeurs d'école qui auraient «utilisé leur position à des fins subversives, par exemple pour tenter de convertir des élèves ou pour mettre des locaux scolaires à la disposition d'organisations subversives», précise le Guardian.

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