La police allemande nie toute mise en scène dans l'arrestation de Greta Thunberg

Greta Thunberg lors de son interpellation à Lützerath, en Allemagne, le 17 janvier 2023, après une manifestation contre un projet de mine. - Federico Gambarini - AFP
Greta Thunberg lors de son interpellation à Lützerath, en Allemagne, le 17 janvier 2023, après une manifestation contre un projet de mine. - Federico Gambarini - AFP

Mise en scène ou simple suivi des procédures? Mardi, en marge d'une manifestation contre l'extension d'une mine de charbon dans l'ouest de l'Allemagne, l'activiste écologiste Greta Thunberg a été interpellée et placée quelques heures en garde à vue par la police locale avant d'être relâchée.

Depuis, sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes se sont étonnés d'une séquence vidéo qui montre les quelques secondes qui précédent l'interpellation de la jeune femme, escortée par deux policiers.

Pour afficher ce contenu, vous devez mettre à jour vos paramètres de confidentialité.
Cliquez ici pour le faire.

Dans cette vidéo d'une trentaine de secondes, Greta Thunberg est immobile, souriante, au milieu des deux gardiens de la paix qui semblent attendre un signal pour finalement escorter l'activiste. Plusieurs personnes ont alors dénoncé une manipulation et une fausse arrestation, organisée pour les caméras avec des figurants.

Attente justifiée

Une accusation que balaie, auprès de la BBC, un porte-parole du ministère de l'Intérieur de l'État occidental de Rhénanie du Nord-Westphalie. "Jamais nous ne nous prêterons à de tels enregistrements", assure-t-il, niant la mise en scène de la part des policiers.

Pourtant, plusieurs témoins ont assuré au média britannique avoir bel et bien assisté à la scène durant laquelle la jeune femme devait patienter avec les deux officiers. Face à ces interrogations, le porte-parole assure que ces moments d'attente étaient en réalité dus à des soucis logistiques.

"Ils ont dû attendre quelques minutes avant de pouvoir l'amener à une certaine voiture de police", assure-t-il, pointant une raison "pratique et banale."

Une hypothèse confirmée par un journaliste présent sur place au moment de l'arrestation, lui aussi contacté par la BBC. Les policiers "décidaient de la manière dont ils procéderaient au contrôle d'identité et attendaient d'emmener Greta au véhicule de police", assure-t-il.

Mardi, Greta Thunberg et des milliers de militants étaient présents à Lützerath, dans l'Ouest de l'Allemagne, pour manifester contre l'extension de la mine de Garzweiler jusqu'à ce village. Pour faire face à la crise énergétique, notamment dans un contexte de guerre en Ukraine, Berlin est vouée à se tourner à nouveau vers l'exploitation du charbon.

Article original publié sur BFMTV.com