Polar – Un « service Action » plus vrai que nature

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Il n’est jamais nommé autrement que « Jupiter », mais c’est bien de lui qu’il s’agit, et de son épouse, et du fort de Brégançon, résidence d’État. C’est Jupiter qui récompense Coralie Desnoyers, soldate et héroïne de ce roman d’espionnage appelée par le service Action, l’unité militaire des services secrets français. Façon Malotru ou Moule à gaufres dans Le Bureau des légendes, Coralie, alias Athéna, opère sous la couverture de Philippine Saint-Clair, banquière d’affaires, puis de Sabine Monteil, technicienne de surface. Une Mata Hari croisée avec Lara Croft sur qui plane le fantasme d’amours lesbiennes à tendance ondiniste, qui nous emmène à Londres, nid d’espions, comme on le sait depuis John le Carré. L’énigmatique Victor K., auteur de cet opus plus précis qu’une frappe aérienne moderne, n’est autre, lui, qu’un ancien de la DGSE. Nous n’avons donc pas le droit d’en connaître davantage, mais de décrypter la réalité derrière cette fiction plus vraie que nature, certainement.

Service Action. Cible Sierra, de Victor K. (Robert Laffont, 342 p., 21,90 €).


DOSSIERLe coin du polar

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