Polémique : Sanofi pointé du doigt dans la guerre du vaccin

Groupe pharmaceutique mondial, Sanofi travaille à la mise au point d’un vaccin contre le coronavirus. Des recherches en partie financées par le gouvernement américain, d‘où les déclarations du directeur général de Sanofi, Paul Hudson, selon lesquelles "les États-Unis obtiendront les vaccins en premier… car ils ont investi pour essayer de protéger leur population". Comprenez : priorité au payeur. Sanofi est un groupe français qui possède plusieurs sites en France. Le chef de file du Parti socialiste, Olivier Faure, a fait part de son indignation. Emmanuel Macron, lui aussi, a réagi, exprimant la nécessité "que ce vaccin soit un bien public mondial, extrait des lois du marché". Selon l’avocat François Pochart, l’État français peut réquisitionner ces vaccins à la condition que les vaccins soient produits en France. La mise au point d’un vaccin prendra un an dans le meilleur des cas. D’autres laboratoires sont dans la course. "Il ne doit pas y avoir la moindre ambiguïté" Invité d’Anne-Sophie Lapix sur le plateau du 20 Heures, Serge Weinberg, président de Sanofi, se veut rassurant, indiquant que "les propos du directeur général ont été déformés". "Nous sommes organisés avec différentes unités de fabrication, certaines aux États-Unis, mais les plus importantes en France et en Europe (...) Nous mettons tout en œuvre pour que l’ensemble des pays soient servis en même temps. Il ne doit pas y avoir la moindre ambiguïté sur nos intentions. C’est d’ailleurs l’histoire et l’éthique de notre société", a-t-il fait savoir, évoquant un vaccin à sortir "sans doute à la fin de l’année 2021".