Polémique. Canada : les étudiants étrangers, un marché très lucratif

Le Devoir (Montréal)
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Le recrutement d’étudiants étrangers est un secteur économique en pleine croissance au Canada. Mais une enquête du journal Le Devoir montre que certains établissements d’enseignement en profitent peut-être un peu trop.

Les quelque 720 000 étudiants étrangers présents dans le pays en 2018 ont injecté l’équivalent de 13,7 milliards d’euros dans l’économie nationale et permis de soutenir 170 000 emplois, selon le gouvernement canadien. Mais des experts avertissent qu’“au-delà de la réputation enviable du pays en matière d’éducation, ce vaste marché comporte un côté sombre”. Il permet en particulier à des milliers d’étudiants de “mettre la main sur la résidence permanente en suivant des formations qui leur sont facturées à gros prix”, rapporte le journal québécois Le Devoir.

L’enseignement, “une porte d’entrée pour le Canada”

Beaucoup de professeurs rejoints par le quotidien de Montréal ont refusé de témoigner par peur de représailles. Mais Le Devoir se réfère à Mark Stobbe, qui enseigne la sociologie à l’autre bout du pays, au collège Okanagan, en Colombie-Britannique. Dans la publication canadienne Inroads, M. Stobbe relate que moins de la moitié des trente étudiants inscrits à son cours se sont dits intéressés par une carrière en relation avec leur programme de justice criminelle. Lorsqu’il a demandé aux autres étudiants pourquoi ils suivaient son cours, une jeune femme a timidement répondu que c’était pour obtenir un visa de résidence permanente au Canada. “Près d’une dizaine d’étudiants avaient [alors] l’air très soulagés”, écrit-il. Selon lui,

L’enseignement postsecondaire est devenu une porte d’entrée pour le Canada.”

Mark Stobbe

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