Polémique en Belgique autour de la chanson "Chaud cacao" d'Annie Cordy

Jérôme Lachasse
·1 min de lecture
Annie Cordy en août 2015 - YOHAN BONNET - AFP
Annie Cordy en août 2015 - YOHAN BONNET - AFP

La Belgique se déchire à cause d'Annie Cordy. Tout a commencé lorsque Bruxelles a voulu renommer le tunnel Léopold II pour oublier son passé colonial. En désignant l'icône belge morte l'année dernière lors d'un vote populaire, la ville a cru bien faire.

Problème: sa chanson Chaud cacao est soupçonnée de racisme. Si la féminisation du nom du tunnel réjouit, "l'esprit" du célèbre tube gêne: "Il y a là un changement de paradigme et un changement politique", a déclaré sur le plateau de la chaîne RTL-TVI Mireille-Tsheusi Robert, la présidente du BAMKO, un centre féministe de réflexion et d’action sur le racisme anti-noirs.

"C'est une chanson qu'on ne peut pas effacer du patrimoine belge, ni Annie Cordy d'ailleurs, mais ce qui est le plus important, c'est d'en être conscient", a-t-elle estimé encore. "Je connais la chanson par cœur et je cherche encore ce qu'il peut y avoir de raciste là-dedans", a rétorqué Michèle Lebon, nièce d'Annie Cordy.

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"Désolé de déranger les dingues mais dans Chaud cacao, le racisme vise-t-il les 'dragons siffleurs', les crabes-tambours ou les 'loups-garous'? C’est pour un ami belge qui voudrait se rendre sur l’île aux merveilles", s'est indigné le compte Twitter de la Licra en citant les paroles de la chanson d'Annie Cordy.

Polémique ou pas, le tunnel Léopold II sera débaptisé et renommé tunnel Annie Cordy à l'automne prochain: "Annie Cordy n'est pas connue en Flandre [...] mais elle a gagné le vote populaire, il n'y a rien à faire, moi, je suis pour la démocratie, elle est gagnante", a indiqué Cieltje Van Achter, cheffe de groupe N-VA au parlement bruxellois.

Article original publié sur BFMTV.com