“Pokémon Écarlate” et “Violet” : une sortie entachée de problèmes techniques

PHOTO Game Freak/Nintendo

On promettait aux fans de Pokémon un monde ouvert, vaste et nouveau, à explorer sans limite pour y découvrir d’étonnantes bestioles et tisser autant d’amitiés que de rivalités. “Mais Pokémon Écarlate et Violet ploient brutalement sous le poids de cette ambition”, soupire The Guardian. Sortis le 18 novembre sur Nintendo Switch (comme le veut la coutume, deux versions coexistent, qui se distinguent seulement par quelques exclusivités), les derniers titres du studio japonais Game Freak font couler beaucoup d’encre.

Sur le fond, les amateurs retrouveront la formule qui a fait le succès des opus précédents : le joueur débarque d’une académie de dresseurs Pokémon, et doit découvrir et apprivoiser une myriade de ces créatures. Le quotidien britannique The Telegraph rappelle que, dans un épisode antérieur, l’action se déroulait à Galar, très inspiré de la Grande-Bretagne, mais “Pikachu et ses amis se sont lassés de notre petite île. Ils ont donc mis les voiles vers la région plus ensoleillée de Paldea, sorte d’Espagne et de Portugal à la sauce Pokémon.” Le héros, comme d’habitude, doit choisir un des trois compagnons de départ – aux noms évocateurs de Poussacha, Chocodile et Coiffeton – que le journal londonien trouve particulièrement mignons et réussis.

À la limite du jouable

Sur la forme en revanche, cette version fantastique et virtuelle de la péninsule Ibérique déçoit grandement par ses environnements graphiques et problèmes d’affichage. The Guardian se lamente : “Sans verser dans l’hyperbole, Écarlate et Violet sont parmi les jeux les moins engageants visuellement et techniquement auxquels j’ai jamais joué. Les Poké Ball se coincent dans les rochers ; l’animation est saccadée à l’extrême dans le monde ouvert ; les bâtiments des villes brillent comme un mauvais montage Photoshop et le sol se dérobe fréquemment sous vos Pokémon en plein combat.”

The Washington Post pointe du doigt des problèmes de développement qui ne sont pas nouveaux. Selon le billet d’humeur du journal américain, les fans ont pu montrer une forme d’indulgence depuis le passage d’environnement 2D à 3D en 2013, mais leur patience pourrait bien s’épuiser et ils devraient se montrer moins compréhensifs envers Game Freak.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :