POINT DE VUE. Et si la crise des "gilets jaunes" était la première crise climatique en France ?

The Conversation
A l'origine du mouvement, la crise des prix des carburants rappelle que la raréfaction des ressources naturelles risque de provoquer des bouleversements "périlleux", dans notre pays comme dans le monde entier, souligne l'économiste Olivier Damette.  

Olivier Damette, auteur de cet article, est professeur en sciences économiques à l'université de Lorraine. La version originale de cet article a été publiée sur le site The Conversation, dont franceinfo est partenaire.

Dans un contexte de transition écologique où les économies cherchent à se libérer de leur dépendance aux énergies fossiles, les pays dits "développés" ne sont plus à l'abri de violences liées à l'usage des ressources naturelles. C'est ce à quoi nous semblons assister en France avec la grogne sociale des "gilets jaunes".

Les économistes partent du postulat que les ressources naturelles sont bénéfiques pour la croissance et le développement. Si un pays dispose de pétrole – sur lequel repose en majeure partie la croissance de l'économie mondiale –, il va tirer des revenus de son exploitation (notamment ses exportations à l'étranger), de sa rente et ainsi augmenter ses revenus et sa croissance. Pour l'Arabie saoudite, par exemple, le secteur pétrolier contribue à 87% de ses revenus et 42% de son PIB.

Mais cela vaut pour les pays dont les institutions démocratiques sont solides. Dans le cas contraire, l'exploitation des ressources naturelles conduit à ce qu'on appelle la "malédiction des ressources".

Au lieu d'accroître la croissance, (...)

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