"Nous sommes sous le poids de cet héritage" : aux États-Unis, ce sont parfois les collectivités qui suppriment les symboles esclavagistes

Grégory Philipps
·2 min de lecture

Sous une pluie battante et les cris de joie d’un millier de manifestants, la grue des employés municipaux de Richmond, dans l’État de Virginie aux États-Unis, arrache de son socle la statue de Thomas Stonewall Jackson, l’un des principaux généraux de l’armée sudiste lors de la guerre de Sécession (1861-1865). Richmond est dans le pays la ville qui compte le plus de ces monuments, et la plupart vont être retirés. "Depuis la fin officielle du statut de capitale de la confédération il y a 155 ans, explique le maire, Levar Stoney, un Afro-Américain de 39 ans, nous sommes sous le poids de cet héritage. En enlevant ces statues, nous pouvons enfin commencer à guérir et à nous concentrer sur l’avenir."

Aux États-Unis, plus d’un mois après la mort de George Floyd et les manifestations qui ont suivi, le sud du pays commence petit à petit à tourner la page de son passé esclavagiste et confédéré. Dans plusieurs États, et même à Washington, des manifestants ont déboulonné des statues d’hommes politiques qui, à leurs yeux, symbolisent ce passé esclavagiste.

Ces statues, bien sûr, sont symboliques, mais elles ont placé une ombre sur les rêves de nos enfants noirs.

Le maire de Richmond

à franceinfo

Plus au sud, le parlement du Mississippi vient officiellement de renoncer à son drapeau, le dernier aux États-Unis à encore (...)

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